La route Koki – Keur Ngoura et Ndiockou, une urgence ignorée
Depuis de nombreuses années, la route Koki – Keur Ngoura – Ndiockou demeure dans un état de dégradation avancée, suscitant indignation, incompréhension et lassitude au sein des populations locales et des usagers. Cette voie, pourtant stratégique sur les plans religieux, social et historique, se trouve aujourd’hui dans une situation lamentable.
Ce constat n’est ni nouveau ni isolé. Il a été dénoncé à maintes reprises, sous le pouvoir précédent comme sous le pouvoir actuel. À chaque occasion, des promesses ont été formulées, des engagements annoncés, mais aucune réalisation concrète n’a, jusqu’ici, permis de soulager durablement les populations. Le temps passe, les discours se succèdent, mais la route continue de se dégrader, au mépris des attentes légitimes des communautés.
Or, cette route n’est pas une voie ordinaire. Elle est empruntée régulièrement par de nombreux dignitaires religieux, guides spirituels, talibés et visiteurs venant accomplir le ziar à Serigne Koki, figure religieuse respectée et pilier spirituel de la localité. Elle conduit également vers les cimetières de Ndiockou, haut lieu de mémoire et de recueillement, où reposent des figures illustres de l’histoire religieuse du Sénégal, notamment Mame Makhtar Ndoumbé Diop et Sokhna Diarra, fille de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, ainsi que de nombreux autres hommes saints et sage.
Laisser cette route dans un tel état revient non seulement à mettre en danger les usagers, mais aussi à porter atteinte à la dignité de lieux saints, chargés de symboles, d’histoire et de spiritualité. Pour les populations de Koki, cette situation est vécue comme une profonde injustice et un manque de considération.
À travers ce plaidoyer, l’Association lance un appel solennel aux autorités étatiques et au pouvoir actuel : la réhabilitation de la route Koki – Keur Ngoura – Ndiockou doit être érigée en priorité absolue. Il ne s’agit ni d’un luxe ni d’une revendication excessive, mais d’un besoin vital et légitime, au service des populations, du patrimoine religieux et de la cohésion sociale.
Enfin, il convient de rappeler avec force que la réalisation de cette route constitue le seul et unique souhait exprimé par Serigne Koki El Hadji Mouhamadou Khabane. Répondre à cet appel, c’est honorer une parole, respecter une communauté et poser un acte fort de reconnaissance envers un héritage spirituel qui dépasse les frontières de Koki.
Le temps des promesses est révolu. Celui de l’action est attendu, avec espoir et détermination.
